17 octobre 2019. Retrouvez ci-dessous les vidéos des temps forts de nos premières rencontres nationales à Erdeven les 4&5 octobre derniers.

La plénière d’ouverture « Répondre aux fractures territoriales » avec Georges Leclève, président de Territoires 44 (Loire-Atlantique) ; Alain Rault, Collectif “Ça nous regarde », Ploërmel (Morbihan) ; Florence Prunet, présidente de Morbihan en transition, conseillère départementale, maire déléguée du Roc-Saint-André (Morbihan) ; Marylise Lebranchu, ancienne ministre de la Décentralisation, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat ; Daniel Guillotin, conseiller municipal de Rennes et Aziliz Gouez à l’animation

La restitution des ateliers

La plénière de clôture “S’engager dans l’action publique locale”. Avec : Raphaël Glucksmann, député européen ;  Isabelle Thomas, ancienne députée européenne et ancienne vice-présidente régionale, Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) ; Joël Labbé, sénateur du Morbihan ;  Anne-Laure Bedu, conseillère régionale Nouvelle-Aquitaine ; Fanny Lacroix, Présidente de l’association « Tous et Maintenant, Réinvestir la vie publique », co-auteur de l’ouvrage « Des communes et des citoyens, Engagez vous ! » et initiatrice de l’appel du 25 mars 2019 « Citoyens, engagez vous dans la Commune ! » ; Lydie Nicol, représentante CFDT pour le Pacte social et écologique ; Denez L’Hostis, Président d’honneur de FNE et représentant pour le Pacte pour la transition, Damien Glattard, La Bascule et Ronan Dantec à l’animation.


06 octobre 2019. Erdeven : Réunion fondatrice d’Ensemble sur nos Territoires. « Les territoires prennent la main »

Réunis à Erdeven ce samedi 5 octobre, 200 citoyen.nes et élu.es de toute la France ont officiellement lancé la nouvelle association politique Ensemble sur nos Territoires.

Notre démarche est simple et résumée dans le préambule de nos statuts adoptés à Erdeven. « Face aux urgences écologique, sociale et démocratique, Ensemble sur nos Territoires cherche à rassembler toutes celles et tous ceux convaincus de l’importance de porter des projets de politiques publiques à la hauteur de ces enjeux, ancrés dans la réalité des territoires ».

Au-delà des appareils politiques nationaux, nous souhaitons accompagner tou.tes les élu.es et citoyen.nes qui s’engagent sur leurs territoires pour construire et appliquer ce projet politique, résumé en 8 exigences (lutte contre les fractures territoriales, urgence de la transition écologique, accueil des migrants, renforcement de la démocratie de participation…). Nous chercherons à rassembler dans le respect des itinéraires des un.es et des autres, tant il nous apparaît essentiel de résister à l’émiettement, de construire des offres politiques ambitieuses et fédératrices, capables de gagner les élections. Le travail en ateliers a permis de préciser une cinquantaine de priorités de politiques publiques communales et intercommunales qui seront mises en libre accès sur notre site pour nourrir les programmes municipaux.

Nous avons enfin élu un bureau de 14 membres composé de : Ronan Dantec, président (sénateur de Loire-Atlantique), Anne-Laure Bedu, secrétaire (conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine), Claire Tramier, mandataire financière (VP du conseil départemental de Loire-Atlantique, secrétaire de Territoires 44), Jean-Pierre Possoz, trésorier (maire d’Abarretz), Angèle Préville (sénatrice du Lot), Laurent Salmon (Artigues), Jean-Patrick Masson (adjoint au maire de Dijon), Fanny Lacroix (Châtel-en-Trièves, Isère), Bernard Jomier (sénateur de Paris), Florence Boyet-Lescoffit (VP de Morbihan en Transition), Maxime Picard (conseiller régional de Bretagne), Aziliz Gouez (anthropologue), René Louail (ancien conseiller régional de Bretagne), Isabelle Thomas (ancienne députée européenne).


16 sept 2019. Nous organiserons nos premières rencontres nationales à Erdeven (Keravel, boulevard de l’Atlantique, Erdeven), dans le Morbihan, les 4 et 5 octobre, en présence de parlementaires de différentes sensibilités (les sénateurs Joël Labbé, Sophie Taillé-Polian, Jean-Claude Tissot, Angèle Préville, Guillaume Gontard, Ronan Dantec, Bernard Jomier, Yannick Botrel… ) le député européen Raphaël Glucksmann ; l’ancienne députée européenne Isabelle Thomas ; les anciens députés Philippe Noguès, et Gwenegan Bui, et l’ancienne ministre Marylise Lebranchu), de nombreux·ses élu·es des territoires (Daniel Cueff maire de Langouet, Françoise Coutant,Vice-présidente de Nouvelle-Aquitaine, Jo Spiegel, maire de Kingersheim, Anne-Laure Bedu, conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine…) et de représentants de nombreux collectifs citoyens (La Bascule, Démocratie Ouverte, Pacte social et écologique, Pacte pour la transition, Tous Élus, « Tous et Maintenant, Réinvestir la vie publique », …). Le programme est à télécharger ici ! Pour vous inscrire (le vendredi soir, le samedi en journée ou les deux) c’est ici !

Ces journées seront l’occasion d’arrêter les statuts de notre mouvement national, de choisir une direction nationale collégiale et de préciser une cinquantaine de priorités de politiques publiques locales pour mener les transitions dans les territoires.


N’hésitez pas à télécharger ici le 4 pages de présentation d’Ensemble sur nos Territoires


19 juillet 2019. Lancé en juin dernier, l’appel “Ensemble sur nos Territoires” (voir ci-dessous) a enregistré de très nombreuses signatures dans toute la France  (toutes les régions, un département sur deux, tous les types d’élu·e·s et des non-élu·e·s).

Le très bon accueil reçu par cet appel indique qu’il répond à une véritable attente sur les territoires : créer des dynamiques de rassemblement autour d’un projet aux valeurs claires, et aux propositions ambitieuses.

Cet appel se situe clairement au-delà des partis politiques nationaux. Nous n’avons pas pour vocation de maquiller localement de classiques accords d’appareils.

Notre ambition est bien plus forte : rassembler tous ceux, et ils sont nombreux, qui sont  convaincus de l’importance de porter des projets municipaux à la hauteur des urgences écologiques, sociales et économiques, en les ancrant dans la réalité des territoires.

Le socle d’exigences et de valeurs détaillé dans l’appel est clair, y répondre, s’engager, conduira naturellement à prendre des positions fortes sur la protection de la biodiversité, la lutte sur la réduction des émissions de CO2, la lutte contre les fractures territoriales et sociales, la répartition équilibrée des activités économiques, l’accueil assumé des migrants. Elles devront se décliner dans les projets municipaux.

Notre démarche n’est pas réservée aux élus actuels. Nous devons mobiliser de nouveaux citoyen·ne·s, accompagner tous les jeunes qui veulent s’investir dans les exécutifs locaux, c’est une des ambitions de cet appel. Il s’inscrit aussi en écho aux initiatives citoyennes, aux propositions portées par des collectifs d’associations et de syndicats qui doivent trouver dans les projets municipaux des déclinaisons concrètes à leurs priorités.  

Notre initiative souhaite impulser un réel changement, en s’appuyant sur la volonté d’agir sur les territoires.

Rencontrez-vous sur vos territoires. Les premières réunions pour s’organiser à l’échelle départementale ou régionale ont eu lieu le jeudi 27 juin à Bordeaux, et le vendredi 5 juillet en Bretagne. D’autres suivront : n’hésitez pas à consulter notre calendrier en ligne.

Vous pouvez toujours signer le texte d’appel et renseigner vos coordonnées pour être associés aux réunions locales et nationales à venir.

Au plaisir de nos futurs échanges

L’appel

L’analyse des résultats des dernières élections européennes ne peut et ne doit se résumer à décrire le face à face entre la liste d’En Marche (22,4%) et celle du Rassemblement National (23,3%), entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, dont l’affrontement serait ainsi amené à se répéter d’élection en élection, la légitimité politique d’En Marche n’étant alors que d’être l’obstacle à l’extrême-droite.

À l’échelle européenne, les scores élevés et préoccupants des listes populistes ont été remarqués, nous devons lutter résolument contre les fractures territoriales et les injustices sociales qui les nourrissent. Nous soulignons aussi la force de la poussée du vote pour les listes écologistes, marquant une prise de conscience accrue, notamment chez les jeunes, de la gravité des crises environnementales. En France, le résultat de la liste Europe-Ecologie (13,5%), le total cumulé pratiquement équivalent de plusieurs autres listes se réclamant de la gauche et de l’écologie, ayant mis la construction européenne et la question climatique au cœur de leurs campagnes, démontrent l’émergence d’une autre proposition politique. Elle se dessine autour d’axes forts comme le renforcement d’une Europe engagée dans la nécessaire régulation du monde, l’encadrement du libre-échange, la lutte résolue contre le dérèglement climatique et la perte de biodiversité, la transformation de nos modèles agricoles et alimentaires, l’exigence de justice sociale et de protection des plus vulnérables, des valeurs humanistes réaffirmées notamment dans l’accueil des migrants.

L’adhésion significative des électeurs à cette proposition politique a été masquée par l’émiettement des offres politiques qui la portent, conséquence des histoires et des évolutions des uns et des autres, qu’il faut comprendre et respecter. Il ne sert ainsi à rien de se lamenter sur la multiplicité des offres lors de ces élections, c’était probablement inévitable, mais nous devons désormais nous projeter dans l’avenir. Nous insistons en particulier sur la mobilisation, dans ces élections, des jeunes, qui apportent un nouveau souffle dans le débat public.

Ce qui compte à présent, c’est de construire une parole politique puissante, ancrée dans des actes et des pratiques cohérentes, de constituer une force politique capable d’assumer la conduite des affaires publiques, portant l’ambition de cette transformation écologique et sociale qui anime les travaux des pactes et plateformes que présentent certains syndicats et associations, mais dont les propositions ambitieuses et créatives ne trouvent pas aujourd’hui l’incarnation politique nécessaire. Ainsi, il est intéressant de constater qu’un contrat de justice sociale, écologique et solidaire pour l’Europe a été proposé par 19 signataires du « Pacte du Pouvoir de Vivre ». De toutes les listes qui pouvaient porter ces exigences, la moitié n’aura pas d’élu·e·s… Dépasser cette situation ne peut se faire dans le cadre des organisations politiques traditionnelles, trop épuisées par les jeux de motions et d’équilibre interne, les petits rapports de force entre amis…Il nous faut faire différemment, et les élections municipales prochaines en sont l’occasion.

En dehors des jeux d’appareils nationaux, nous appelons donc tou·te·s les élu·e·s et citoyen·ne·s prêts à s’engager localement, à se retrouver, à des échelles locales, départementales ou régionales, pour discuter concrètement ensemble sur des projets communs adaptés à leurs territoires, à travers un socle de valeurs communes d’humanisme et de solidarité qui se traduisent par :

·   Une priorité donnée à la lutte contre toutes les fractures territoriales, urbaines et rurales

·  L’urgence de la transition écologique, créatrice d’emplois, la lutte contre le dérèglement climatique et les pollutions, la mutation de l’économie agricole

·  Des régulations économiques au service de l’accès à l’emploi pour tous, de la lutte contre les précarisations, d’une meilleure redistribution des richesses

·   Une véritable politique d’accueil des migrants

·  La régionalisation et le renforcement de l’autonomie des collectivités dans une logique de solidarité entre les territoires

·  L’égalité des chances, l’égalité entre les femmes et les hommes, la priorité donnée à l’éducation et à la formation tout au long de la vie

·   Le renforcement de la démocratie participative

·   Le choix de la construction européenne comme espace nécessaire de régulation

L’espace politique que dessine ces exigences correspond à la feuille de route commune de la gauche et de l’écologie politique, dans une construction d’alternative crédible au néo-libéralisme, fondées sur l’application, en premier lieu dans les territoires dont nous avons ou aurons la gestion, de propositions ambitieuses et concrètes. Mais cet appel se veut aussi très large. A partir de ce socle de valeurs communes, certains refusent de se situer sur l’axe droite-gauche, d’autres se considèrent plutôt au centre… ou dans la gauche radicale, peu importe, c’est le désir d’agir à la hauteur des enjeux et des urgences qui émergent et qui doit nous animer, en bienveillance par rapport aux convictions et histoires militantes des un·es et des autres.

Les initiatives déjà engagées dans plusieurs départements français montrent qu’une telle demande de rassemblement fonctionne et correspond à une attente, autour d’élu·e·s locaux pour la plupart non encartés, mais en prise avec la réalité de leurs territoires. Ces dynamiques, qui doivent se traduire dans les prochaines semaines par des rencontres des signataires de cet appel par territoires, devront aussi être attentives et en lien avec les différentes initiatives associatives et citoyennes qui émergent et portent le même socle de valeur. Les prochaines élections devront notamment être l’occasion d’intégrer dans les conseils municipaux une nouvelle génération de jeunes élu·e·s.

Retrouvons-nous ensemble sur nos territoires.

MODE D’EMPLOI

Nous proposons à tou·te·s celles et ceux qui se retrouvent dans cette démarche de s’inscrire ici

Des réunions des signataires à l’échelle des territoires permettent de se retrouver et d’élargir les dynamiques locales.